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Sélection à l'université. Des prérequis qui fâchent...

Pour mettre fin au tirage au sort à l'entrée de l'université... les prérequis sont ils la bonne solution ?

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Pour que chacun trouve sa place à l’université, le gouvernement veut mettre en place des prérequis. Crédit photo : PHOTOPQR_OUEST FRANCE

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Enseignement Face à l’échec du système d’orientation des étudiants — 87 000 bacheliers sont sans affectation —, le gouvernement veut mettre en place des critères d’entrée à la fac. Mais les critiques pleuvent.

Comment faire en sorte que les étudiants trouvent à l’avenir une orientation qui leur corresponde ? La ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a lancé hier une vaste réflexion, à la suite des « gâchis », selon ses termes. En effet, pour le moment, près de 87 000 bacheliers sont sans affectation pour les études supérieures. Les syndicats d’étudiants, les parents d’élèves, les universités et le gouvernement veulent une réforme du système actuel, et notamment éviter les errements actuels de la plate-forme Admission post-bac (APB). Mais comment faire ? Pour le gouvernement, qui ne parle pas ouvertement de sélection à l’entrée en fac, sujet sensible, il faut toutefois mettre en place des « prérequis » à l’entrée de l’université. C’est-à-dire une sélection… mais qui ne dit pas son nom.

Les syndicats sont vent debout.


« Cette notion de prérequis est un non-droit aux études supérieures ! Nous voulons au contraire que tout le monde puisse avoir accès à la fac, quitte à se réorienter après », explique Liliana Moyano, présidente de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE). Abdoulaye Diarra, vice-président de l’Union nationale des étudiants de France (Unef), y est aussi opposé : « Les prérequis, c’est restreindre l’accès à l’enseignement supérieur. On cache une forme de sélection à l’université. » Même son de cloche à la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) : « L’université est un bien public et on veut empêcher des étudiants d’y accéder avec une mesure coercitive », dénonce Kenza Occansey, coordinateur national du syndicat.

Changements effectifs à la rentrée 2018


A contrario, les présidents d’université sont plutôt favorables à ces prérequis. Au sortir de la réunion au ministère, hier, François Germinet, président de l’université de Cergy-Pontoise et membre de la Conférence des présidents d’université (CPU), tempère : « La sélection existe déjà, par le tirage au sort et l’échec scolaire. Nous voulons orienter les étudiants vers les filières où leurs compétences et connaissances leur permettront de réussir. » Il balaie de la main ceux qui parlent d’exclusion : « Si on n’a pas les prérequis, on peut proposer une remise à niveau, passer par d’autres formations. Mais on ne veut plus de gâchis humain. »

A quoi ressembleront ces critères d’entrée ?


Pour les étudiants, difficile en l’état de le savoir. Clément Armato, délégué national de l’UNI (Union nationale interuniversitaire), qui y est favorable, donne l’exemple des filières sportives, particulièrement saturées. « Pour avoir le droit de rentrer en Staps — sciences et techniques des activités physiques et sportives —, il faudrait impérativement que l’étudiant ait eu auparavant des cours de biologie. Cette matière est nécessaire à la réussite de leurs études. Les autres candidats seraient orientés vers d’autres filières. » En attendant, c’est encore flou. Hier, la ministre a indiqué avoir « demandé à l’ensemble des présidents d’université de porter à la connaissance des étudiants les prérequis identifiés par leurs équipes pédagogiques dans chacune des filières ». Cela doit être effectif à la rentrée 2018.

Une sélection déjà en place chez nos voisins


Depuis la présidence du général de Gaulle, la sélection à l’entrée de l’université est un sujet délicat en France. Nombre de gouvernements s’y sont cassé les dents. Pourtant, près de nous, plusieurs pays l’ont adoptée. En Grande-Bretagne, les universités peuvent sélectionner les étudiants comme elles l’entendent, après un examen du dossier scolaire. Les étudiants espagnols doivent passer un examen d’entrée, la « selectividad », organisé par les universités quelles que soient les filières. C’est la pondération des matières qui change d’une filière à l’autre pour sélectionner les étudiants.

En Allemagne, les places disponibles sont divisées : un cinquième est réservé aux élèves ayant eu les meilleures notes à l’équivalent du bac, l’Abitur. Les prérequis permettent d’attribuer trois cinquièmes des places. Et le dernier cinquième est accessible à tous. Certaines formations, comme dans le domaine médical, s’obtiennent par dossier car il y a un numerus clausus pour limiter le nombre d’étudiants.


Tanguy Lyonnet

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LE PARISIEN
18.07.2017

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